
Voilà le premier chapitre de FABI. On avance d'ores et déjà rapidement chronologiquement, et il en ira de
même dans le second chapitre, mais j'ose espérer que vous apprécierez cette entrée en matière... Je vous souhaite bonne lecture, et n'hésitez pas à commenter! ^^
Chapitre 1 :
Avril 1998 : Rentrée des classes
Tachibana Shizuna, onze ans depuis peu, faisait le poireau dans la rue depuis bien 10 minutes. Son meilleur
ami était vraiment pire qu’une fille quand il s’agissait de se préparer pour sortir… Et dire qu’ils allaient simplement au collège, c’était un comble qu’il lui faille plus de temps qu’à elle pour
se préparer… Enfin la porte de la maison s’ouvrit sur la mère du garçon qui offrit un sourire éclatant à Shizuna.
« Ohayo Shizuna-chan ! »
« Ohayo gozaimasu ! »
Shizuna s’inclinait légèrement pour la saluer et Hiroki sortait en trombe de chez lui l’air pressé. Pas
étonnant avec le retard qu’ils avaient prit à cause de lui.
« Ittekimasu ! » lança-t-il à sa mère tout en continuant à courir.
« Itterasshai ! » lui répondit celle-ci.
Shizuna salua une dernière fois la mère d’Hiroki avant de lui emboiter le pas.
« Matte Hiro-kun ! »
Mais son soit disant meilleur ami fit la sourde oreille et poursuivit sa route en courant. Ce n’est qu’arrivé
à mi-chemin après avoir rattrapé son retard qu’il s’arrêta de courir pour reprendre son souffle, Shizuna le rattrapa tant bien que mal à bout de souffle.
« Tu es trop lente Shi-chan. »
« Baka ! C’est de ta faute d’abord ! »
Uchi Hiroki éclata de rire, pas du tout vexé d’avoir été traité d’idiot, tandis que Shizuna se retenait de ne
pas faire comme lui. Mais c’était plus fort qu’elle et le rire d’Uchi était communicatif, elle finit par éclater de rire à son tour. Et pendant ce temps, l’heure tournait… C’était inévitable, ils
finirent par arriver en retard le jour de la rentrée…
Vacances d’été 1998
Shizuna et Hiroki étaient dans la même classe, ils suivaient les mêmes cours et s’ils ne pratiquaient pas les
même activités en dehors, ils passaient la majeure partie de leur temps ensemble. Beaucoup enviait une relation si complice, d’autres médisaient sur leur dos inventant des rumeurs pour leur nuire
parce qu’ils voyaient d’un mauvaise œil cette complicité fille/garçon. Mais Uchi voyait en Shizuna une sœur avec qui il adorait passer du temps et non pas une petite amie potentielle,
heureusement d’ailleurs…
Ils venaient à peine d’entrer au collège que déjà les vacances se profilaient à l’horizon. Les deux enfants
étaient plutôt heureux comme la plupart de leurs camarades mais en même temps, ils ne pourraient pas passer énormément de temps ensemble puisque Shizuna passait la plus grande partie de ses étés
chez ses grand parents paternels à Nagasaki. Hiroki, lui, restait toujours à Osaka en passant du temps avec d’autres amis, mais le fait de ne pas voir tous les jours sa petite sœur de coeur le
rendait un peu triste. Alors pour combler la distante qui les séparaient ils se téléphonaient tous les jours, chacun leur tour et passaient à chaque fois au minimum une demi-heure au bout du fil
à se raconter leur journée.
Janvier 1999
La fin d’année approchait à grand pas et Shizuna fêtait ce jour là ses douze ans. Eh oui, ils n’étaient même
pas nés la même année nos deux compères, mais par chance la jeune fille était née en début d’année et avait donc commencé sa scolarité en même temps que lui.
Mais comme cadeau d’anniversaire, elle ne se serait pas attendue à l’annonce que lui fit Hiroki. Bon c’était
pas ça son cadeau, mais ça lui avait fait un tel choc qu’elle en avait complètement zappé le paquet qu’il avait déposé devant elle.
« Tu quoi ? »
« Iie ! Ce n’est pas important aujourd’hui ! Ouvre ton cadeau ! »
L’air ahurie, elle tourna les yeux vers l’emballage coloré puis à nouveau vers son ami puis secoua la tête
d’un air entêté.
« Mais je veux pas moi ! »
« Tu veux pas ton cadeau ? »
« Je veux pas que tu partes ! »
« Mais qui a dit que je partais ? »
« Personne… »
« Bah alors, ouvres ton cadeau ! »
C’est sans sourire et sans grande envie qu’elle accéda à la demande de son ami et découvrit un livre sur les
chats. Shizuna était passionnée par les chats, elle rêvait d’avoir un beau chat de race rien qu’à elle, mais sa mère était allergique alors pour l’instant elle ne pouvait que en posséder en
photos. La jeune fille releva les yeux vers Hiroki et lui offrit un petit sourire avant de se jeter littéralement sur lui pour le serrer dans ses bras.
« Arigatô »
Elle sentait que les choses allaient changer, que rien ne serait plus comme avant, même si lui semblait
naïvement penser que tout serait toujours pareil. Les larmes lui vinrent aux yeux avant de rouler doucement sur ses joues.
« Arigatô »
Les sanglots étaient audibles dans sa voix et Uchi sembla un peu perdu face à cette réaction. Comme un
automate, il referma ses bras sur le corps secoué de sanglots silencieux de son amie et attendit qu’elle se calme. Finalement, une fois ses sanglots apaisés, elle s’écarta de lui pour lui sourire
plus largement.
« Hiro-kun ! Tu ne m’oublieras pas même quand tu seras célèbre, ne ? »
Mars 1999
C’était aujourd’hui qu’avait lieu l’audition d’Hiroki pour entrer dans la Johnny’s Entertainment. Il avait
toujours aimé chanter, il avait d’ailleurs une assez jolie voix qu’il était très fier de faire écouter lors de karaokés, mais le jour où il lui avait annoncé qu’il allait passer cette audition où
sa mère l’avait inscrit, elle était tombée des nues. Il ne lui en avait jamais parlé avant cela et elle s’était demandé quelle mouche l’avait piqué d’accepter de renoncer à son rêve de jouer au
base-ball.
Mais après tout, si 500 yens étaient le prix de son rêve… La seule véritable crainte de Shizuna c’était qu’il
l’oublie elle. Cependant, elle le soutenait, lui avait offert divers porte-bonheurs, avait été à l’Eglise plusieurs fois – elle était catholique – pour prier, et était en ce moment même en train
de croiser les doigts pour qu’il réussisse.
D’ailleurs, elle était particulièrement nerveuse aujourd’hui et tournait comme un lion en cage dans sa
chambre. Toutes les trente secondes, elle jetait un regard à son téléphone, attendant qu’il sonne et le craignant aussi en même temps. Hiroki lui avait promis de l’appeler et elle savait qu’il le
ferait sitôt qu’il sortirait de son audition.
Shizuna finit par s’installer à son bureau pour tenter d’étudier mais c’était peine perdue, elle était
stressée. Stressée à l’idée que ça se passe mal pour son meilleur ami, mais également stressé que ça se passe bien. Aucune des deux possibilités ne lui convenait de toute manière, elle était
compliquée, non ?
Au moment où elle commençait la lecture de son exercice de math, la sonnerie de son téléphone lui fit faire
un bond sur sa chaise. Evidemment il avait du sonner pile au moment où elle s’y attendait le moins. Shizuna se précipita sur le précieux objet et décrocha rapidement.
« Moshi moshi ! Hiro-kun ? »
« Hai hai ! Inutile de me crier dans l’oreille Shi-chan ! »
« Gomen ! Alors ? Comment ça s’est passé ? »
« J’en sais trop rien, mais c’était pas catastrophique en tous cas… »
« Et tu auras la réponse quand ? »
« Prochainement. Ils n’ont pas donné de date précise. Ah ! Gomen je dois te laisser ! On se
voit demain de toute manière. »
« Hmm. Ja ne. »
Shizuna raccrocha son téléphone, tout de même un peu déçue que la conversation ne soit pas plus longue,
mais en même temps son stresse l’avait quitté et elle pourrait enfin se concentrer sur son travail. Même si pour le moment, ils ne savaient toujours pas ce que l’audition avait pu donner.
Lexique: (Ordre d'apparition)
Ohayo : Bonjour
Ohayo gozaimasu : Bonjour (en plus poli)
Ittekimasu : J'y vais
Itterasshai : A plus tard
Matte : Attends
Baka : Idiot
Iie : Non
Arigatô : Merci
Moshi moshi : Allo
Hai : Oui
Gomen : Pardon
Ja ne : A plus
Pix: Chibi Uchi Hiroki (Photo officielle JE)
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